Quand on approche quelqu’un qui n’a rien demandé
On parle beaucoup d’expérience candidat.
L’acquisition de talents, ce n’est pas qu’une seule spécialité.
On entend encore souvent la question : « Le sourcing, c’est quoi exactement ? »
Et ça peut surprendre, surtout quand notre quotidien est l’acquisition de talents. Mais si la question revient encore et encore, ce n’est pas par manque d’intérêt.
C’est parce que le sourcing est souvent amalgamé au recrutement, alors que les deux reposent sur des logiques très différentes.
Dans cet article, nous vous proposons un retour aux bases. Un ancrage solide pour mieux comprendre les différentes méthodologies en acquisition de talents.
Le recrutement traditionnel, c’est généralement :
➡️ afficher un poste
➡️ recevoir des candidatures
➡️ trier des CV
➡️ rencontrer les profils qui semblent le mieux correspondre aux critères du poste
👉 On travaille ici avec un bassin de candidats actifs.
Des personnes qui cherchent déjà un emploi ou qui sont ouvertes aux opportunités disponibles sur le marché.
Le sourcing, lui, repose sur une approche différente et plus proactive :
➡️ analyser le poste et définir les critères clés
➡️ identifier des talents cibles correspondant au profil recherché
➡️ aller à leur rencontre et amorcer une conversation, sans pression
➡️ convertir un talent passif en candidat intéressé
👉 On travaille ici avec un bassin de candidats passifs.
Des professionnels en poste, souvent performants, qui ne sont pas en recherche active.
On parle alors de pipelining, de création de bassins, et d’une logique de recrutement proactif, par opposition au recrutement réactif.
👉 La conversion marque la transition entre le sourcing et le recrutement.
C’est à partir de ce moment que le processus de recrutement peut réellement débuter.
Imaginons un poste clé à combler, par exemple un poste de Directeur finance.
Approche recrutement traditionnel :
Ça fonctionne. Jusqu’au jour où :
L’approche en sourcing :
Résultat :
Le sourcing ne remplace pas le recrutement.
Il le complète et, dans certains contextes, le rend possible.
En recrutement comme en sourcing, on veut souvent plus :
plus de CV, plus de candidats, plus de conversations, plus de profils dans le pipeline.
Mais la force du sourcing ne réside pas dans le volume.
Elle réside dans la stratégie.
Le sourcing, ce n’est pas :
Un bon sourcing repose sur :
Autrement dit, le sourcing, c’est autant de réflexion en amont que d’exécution.
Plusieurs constats sont difficiles à ignorer :
Le sourcing permet :
Et surtout, il permet de reprendre le contrôle sur une partie du processus, plutôt que de subir ce qui entre.
Si le sourcing est encore mal compris, ce n’est pas un problème de définition.
C’est un problème de posture.
Faire du sourcing, ce n’est pas juste chercher. C’est observer, analyser, approcher et dialoguer.
En acquisition de talents, comprendre cette distinction change tout :
Revenir aux bases du sourcing, c’est se donner les moyens d’être plus stratégique, plus pertinent… et beaucoup plus efficace.
Le recrutement et le sourcing ne s’opposent pas. Ils se complètent.
Et les confondre, c’est se priver d’un levier majeur dans un marché où les talents ne viennent plus toujours à nous.
En sourcing, le succès ne se mesure pas en embauches, mais en conversions de qualité.
Souvent perçu comme une simple étape du recrutement, le sourcing est en réalité une expertise à part entière.
On parle beaucoup d’expérience candidat.
Aujourd’hui, quatre générations se croisent au quotidien sur le marché du travail, et c’est inédit.